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[Arts graphiques]
Le Monde rural d’André Abbal (1876-1953)
Jusqu’au 05 Octobre 2008

André ABBAl. (1876 - 1953), né à Montech (Tarn et Garonne), fils et petit-fils de tailleurs de pierres, commence naturellement à sculpter très tôt dans le chantier paternel. II étudie à l’école des Beaux-Arts de Toulouse, puis à celle de Paris, dans les ateliers de Falguière et Mercié. Le Salon des Artistes Français lui est ouvert, ses œuvres sont médaillées : deux prix Chenevard, deux médailles d’or (1900 : le Labour ; 1907 : la Chemise enlevée).

André ABBAL envoie jusqu’en 1913 des modelages. Mais, cette année là, renouant avec ses affinités - la tradition de l’art médiéval italien et l’art roman français - il présente "Le Génie luttant", une œuvre directement taillée dans la pierre. Elle soulève, par sa nouveauté, de vives réactions et révolte certains sculpteurs officiels.

Il le fera avec succès car, dès 1919, il est reconnu comme "L’Apôtre de la Taille Directe". Pourtant, lorsqu’en 1922, Emmanuel de Thubert, directeur de la revue "La Douce France", souhaite promouvoir le groupe de la Taille directe et lui demande d’en être le meneur officiel, il refuse. La scène parisienne ne l’intéresse pas. Depuis son mariage, en 1921, il vit davantage à Carbonne, proche de Toulouse, qu’à Paris. Il y trouve ses sujets de prédilection : oiseaux, enfance, monde rural.

En dehors des Salons, André ABBAl. expose peu. En 1936, il réunit des sculptures et des dessins à la Villa Brune, son atelier parisien. Le critique Louis Vauxcelles, dont les écrits font alors autorité, signe le catalogue.

En 1937, l’Etat lui commande la réalisation de trois œuvres pour l’Exposition Internationale : "La Moissonneuse", pour l’exposition "Chefs d’œuvres de l’Art Français" au Palais de Tokyo (futur Musée d’art moderne) ; "Le Labour", pour l’entrée du Pavillon Languedoc-Roussillon ; "La Sculpture", bas relief pour la façade du Palais de Chaillot. L’année 1937 confirme le succès de son combat et l’en récompense. Il participe aux deux plus grandes expositions de l’année, aux cotés de Bonnard, Duffy, Modigliani, Picasso et Rodin. Installé définitivement à Carbonne, il continue à recevoir des commandes importantes ( " Le Centaure ", " La Femme sur le Bœuf ").

Son influence, à la fois pour la valeur de son œuvre et pour sa faculté de théoricien, reste considérable. 

En collaboration avec le Musée André Abbal, Carbonne (31)

 

© Musée Calbet 2007